Originaire du Nghệ An
et issu d'une famille de lettrés il est reçu docteur à 45 ans.
Mandarin à la Cour du roi
Tự Đức,
ses plans de lutte contre les Français ne sont pas acceptés.
Il est dégradé et rentre dans son village.
En 1885 il rejoint le mouvement Cần Vương
et le roi Hàm Nghi en fuite devant les Français
et qui appelle à la résistance.
Il dirigera les troupes du Nghệ An et de
Hà Tĩnh.
Fait prisonnier à Huế, il y meurt en 1889.
Né en 1868, fils d'un ministre et gendre de
Tôn thất Thuyết.
Reçu licencié à 17 ans, il adhère en 1907 au mouvement
Đông Du, Voyage à l'Est,
milite au Japon et en Chine, soutient le
Việt Nam quang phục hội,
Société pour la restauration du Vietnam fondé à Canton en 1912 par
Phan Bội Châu.
Il entre en religion à la fin de sa vie dans une pagode en Chine et y meurt en 1925.
Il est l'auteur d'oeuvres en prose et de poésies.
Né en 1867, de son vrai nom Phan Văn San,
il est aussi connu sous le pseudonyme de Sào Nam.
Originaire du Nghệ An, fils d'un lettré pauvre,
il est reçu premier lauréat du Concours régional à 33 ans.
En 1904 il fonde une Société pour la Rénovation,
Duy tân hội.
Cette société, anticoloniale, crée des entreprises commerciales destinées à recueillir de l'argent.
Bientôt, il se rend au Japon et lance le mouvement
Đông Du, Voyage à l'Est,
qui doit permettre à des jeunes Vietnamiens de venir se former au contact du pays
qui a vaincu les Occidentaux
à la bataille de Tsushima en 1905.
Crée en 1907, le
Đông Kinh Nghĩa Thụ,
École hanoïenne de la Juste Cause,
accepte de coodonner une partie de ses activités avec le mouvement
Đông Du.
Expulsé du Japon en 1908, le mouvement
Đông Du décapité avec la complicité
du Gouvernement japonais, il décide de séjourner en Chine et en Thailande.
En 1912, il fonde le
Việt Nam Quang phục hội,
Société pour la Rénovation du Vietnam,
s'inspirant des idées des réformateurs chinois
Liáng Qǐchāo
(梁启超)
et
Kāng Yǒuwéi
(康有為).
Il est bientôt arrêté et mis en prison en Chine.
En 1917, il écrit néanmoins un ouvrage qui ne rejette pas la collaboration avec le colonisateur français.
Arrêté à Shanghai en 1925 et condamné aux travaux forcés,
il sera, à la suite de manifestations et d'une vigoureuse campagne de presse,
autorisé à résider à Huế,
en résidence surveillée.
Il y mourra en 1940.
Phan Chu Trinh,
dit Tây Hồ, est né en 1872.
Reçu en 1901
docteur du second tableau
,
phó bảng, tout comme le père de
Hồ Chí Minh, il refuse le mandarinat.
Nourri des écrits des encyclopédistes français - en traduction chinoise, tout d'abord -
il se rend célèbre par la publication dans le Bulletin de l'École Française d'Extrême-Orient
de 1907 d'une longue Lettre
au Gouverneur Général de l'Indochine
Paul Beau
lui demandant de porter remèdes aux impôts trop lourds, aux mandarins concussionnaires, etc.
Il enseigne dans les écoles du
Đông Kinh Nghĩa Thục
et participe aux mouvements de 1908 contre les impôts.
Il est emprisonné à Poulo-Condor. Libéré en 1911, il part pour la Fance
où il gagne sa vie comme photographe.
Pendant cette période, il a des relations étroites avec
Nguyễn ái Quốc, le futur
Hồ Chí Minh.
En 1925, il est de retour à Saigon.
Il meurt en 1926.
Ses funérailles sont l'occasion de mouvements populaires importants.